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Alt Text PATRICK ALONSO

for Aldea (2011)

This portfolio blurs the boundaries between photographic realities and fiction. The places, the people, the moments are factual, my intent was truthful. But the disposition that emanates from the body of photographs is a reflection of my innermost broodings during that particular period.

Aldeanueva de Ebro may not be very impressive, despite being located at the heart of one of Spain’s lush northern provinces. In fact the agrarian village amounts to little more than the ubiquitous concrete-slab utilitarian village that dot the Spanish landscape. However, to those who live there, were born there and hope to die there, as is my Grand-Father’s case, it is a source of indefatigable pride and memories. It is home.

I don’t think I was fully conscious at the moment of making these photos. I would often go for long walks, hoping to shake off whatever was hailing me. I carried a small half-frame camera lent to me by a friend. I snapped away, instinctively. Muscle Memory. It wasn’t until several weeks later, upon my return, that I got to see the results and how they mirrored my state of mind.

I eventually felt compelled to publish a selection of these photographs in the form of a small booklet. The exercise helped me ground the ephemeral qualities of my emotions and state of mind. This unassuming publication is translation of the intangible into the tangible … something that will perhaps withstand the passage of time better than memories.

 

Version française

Ce portfolio brouille les frontières entre la réalité photographique et la fiction. Les endroits, les gens, les moments sont faits, mon intention était véridique. Mais l’humeur qui émane de cette série photographique est un reflet de mes heurts les plus intimes au cours de cette période.

Bien qu’il soit situé au milieu d’une des provinces fertiles du nord de l’Espagne, on ne dirait pas du village d’Aldeanueva de Ebro qu’il est impressionnant. Dans les faits, ce village agraire ressemble à toutes les autres dalles de béton utilitaires omniprésentes dans le paysage espagnol. Pourtant, pour ceux qui y habitent, qui y sont nés et espèrent y mourir, comme est le cas de mon Grand-Père, il est une source intarissable de fierté et de souvenirs. C’est la maison.

Je ne crois pas avoir été pleinement conscient au moment de prendre ces photos. J’allais souvent pour de longues marches, dans l’espoir de secouer un peu cette humeur qui me m’habitais. J’emportais avec moi une petite caméra « half-frame » qui m’avait été prêtée par un ami. Par instinct, je prenais des clichés, une sorte de mémoire musculaire. Ce n’est que plusieurs semaines après, à mon retour, que j’ai pu constater à quel point les résultats miroitaient mon état d’âme.

J’ai par la suite ressenti le besoin de publier une sélection de ces photos sous la forme d’un petit livret. Cet exercice m’aura aidé à concrétiser certaines qualités éphémères de mes émotions et états d’âmes en un objet palpable … un objet qui résistera mieux au passage du temps que la mémoire.